Halldór Laxness

prix Nobel de Littérature en 1955

Halldor Gudjonsson est né à Reykjavik le 23 avril 1902. Trois ans plus tard, son père déménage à Mosfellsbaer au lieu-dit Laxnes (Pointe du Saumon) sur la route de Reykjavik à Thingvellir.

Halldór Laxness, prix Nobel de Littérature en 1955Quand Laxness avait 17 ans, au lieu de passer son diplôme de fin d'études au Lycée de Reykjavik, il écrit son premier roman «L'Enfant de la Nature », suivi par des nouvelles. Il convient de noter qu'à l'époque l'écriture, malgré la longue tradition littéraire islandaise, ne pouvait être considérée comme gagne-pain, et les jeunes écrivains allaient faire carrière au Danemark ou en Norvège. Celle de Laxness fut brillante. Dès 1925 l'enfant terrible des lettres islandaises se fait remarquer par ses articles controversés et la hardiesse de son style. Il voyage également beaucoup aux Etats-Unis, en Russie, en Europe, et après une brève conversion au catholicisme, il retourne en Islande pour se consacrer à l'écriture. Il pratique tous les genres, roman, essai, théâtre, poésie, nouvelle, et, influencé par l'avant-garde française, il a beaucoup puisé, entre autres, dans le dadaïsme, le surréalisme, chez Halldór Laxness, prix Nobel de Littérature en 1955Freud, Nietzsche, Strindberg (Kvaedakver en 1930, Le Grand Tisserand de Cachemire en 1927). Malgré ces emprunts, il est le seul Islandais à avoir créé une vrai oeuvre littéraire dans sa propre langue et il a remis à l'honneur l'art narratif islandais qui faisait la fierté du pays. Ce qu'on peut appeler sa deuxième période est plus idéologique et elle est particulièrement féconde (Salka Valka en 1931, Gens Indépendants en 1935, Lumière du Monde 1935-40, La Cloche d'Islande 1943-46, Station Atomique en 1948, et La Saga des Fiers-à-Bras en 1952). La troisième période est plus philosophique et introvertie (Le Paradis Retrouvé, 1960).

A son oeuvre abondante, d'une grande qualité littéraire et intellectuelle, il faut ajouter son travail journalistique et ses traductions de Candide, de L'Adieu aux Armes de Hemingway et du Livre de la Route attribué à Lao-Tseu.

Prix Nobel de Littérature en 1955.

Laxness est mort en 1998.

La maison de Halldor Laxness - Gljúfrasteinn - Musée sur Laxness

Ci-dessous la liste des ouvrages traduits en français. Laxness était un maître de sa langue et maniait l'ironie et l'ambiguïté avec habileté, de ce fait certaines nuances n'apparaissent pas en traduction :

- Salka Valka, petite fille d'Islande - Paris 1939 , Gallimard, trad. André Jolivet,
- Le Hareng (p. 1068-1080) - Paris 1955, Nouvelle Revue Française 1.12.1955,
3e. année, N°36, trad. Bertil Galland
- La Berceuse vendue (drame en 4 actes, 6 tableaux) - Paris 1956, Europe, nov.-déc.
1956, N°135-180, trad. Jean Graulier
- Station Atomique - Paris 1957, Les Editeurs Réunis, trad. Jacqueline Joly
et Paris 1991, Editions Messidor, trad. Jacqueline Le Bras (i.e. Joly)
- Le Paradis Retrouvé - Paris 1966, Gallimard, trad. de l'anglais René Hilleret
et Paris 1990, Aubier-Unesco
- La Saga des Fiers-à-Bras - Aix-en-Provence 1979, Pandora, trad. Régis Boyer
- La Cloche d'Islande - Paris 1979, Aubier-Montaigne, trad. Régis Boyer
et Paris 1991, GF-Flammarion
- Ua - chrétiens du glacier - Arles 1988, Actes Sud, trad. Régis Boyer
- Lumière du Monde - Paris 1989, Aubier-Unesco, trad. Régis Boyer
- Gens Indépendants Paris, Fayard 2004 trad. Régis Boyer
- Extraits de La Cloche d'Islande, Lumière du Monde, Lettre à Régis Boyer dans

Littérature d'Islande, trad. Régis Boyer, Messidor/Temps Actuels (Europe, 647), 1983

- Lumière du Monde, Le Palais du pays d'été, La Maison du scalde, La Beauté du Ciel - Paris 1989, Aubier-Unesco, trad. Régis Boyer
- Matin d'Hiver dans Des Pas sur la Neige, Le Serpent à Plumes (14, hiver 1991-92),
1991, p. 13-18

et dans Le Monde 11.2.1998 l'article de Régis Boyer :
Disparition : Halldor Laxness. Un grand romancier de notre temps.

La version anglaise du discours de Laxness lors de la remise du Prix Nobel peut être lue sur le site de l'académie de Suède .



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