Polyphonies islandaises traditionelles au Festival de l'Ile de France

Cette année le fil rouge de l’édition est « Les Finistères? ».

La notion de finistères, ou terres des bouts du monde, est forcément relative : la terre étant ronde, elle ne « finit » jamais ! Nous traiterons donc de ces lieux géographiquement éloignés de notre pays, qui font ou ont fait rêver les occidentaux à toutes les époques modernes, du XVIIè au XXIè siècle. Nous aborderons ces terres lointaines où sont nées des civilisations faites de rencontres et de fusions culturelles, de l’Océan indien aux Caraïbes, des terres celtes, baltes? au sud de l’Afrique. Terres d’accueil de populations exilées comme les esclaves noirs, les premiers colons, les marchands des comptoirs orientaux ou des mers froides, terres promises pour les juifs et les apatrides, îles, côtes ou vallées perdues qui ont parfois des parfums de paradis?, « Les Finistères? » nous interrogera aussi sur l’identité créole. Avant la suite de notre voyage où seront présents tous les répertoires, de la musique ancienne, née sur des routes de pèlerinages ou pendant les croisades, à la création contemporaine, des musiques du monde au jazz et aux musiques électroniques, entendus et composés dans une vingtaine de pays.

Charlotte Latigrat, directrice

 

Dimanche 14 septembre, 16h30, Eglise Notre-Dame,

Magny en Vexin (95)

TVISONGUR - PECHEURS D’ISLANDE

Polyphonies islandaises traditionnelles à deux voix (le tvisongur) sacrées et profanes, du XIIe au XXe siècle

Carmina chamber choir, douze chanteurs, direction Arni Heimir Ingolfsson

 

Dans ce concert rare nous découvrons une tradition chorale ancestrale, le tvisöngur, polyphonie à deux voix que l’on ne peut entendre qu’en Islande. Chant étrange qui nous évoque les sagas de l’an mille, quand mouillèrent dans les criques glaciaires les knorrs des premiers Vikings. Les deux voix se superposent dans des frottements de tonalités inouïes qui s’enlacent sur des textes en latin pour les cantiques d’église ou en islandais pour les fêtes communautaires. Au XIXe, les nombreux pêcheurs bretons ou normands qui péchaient la morue en Islande, entendirent  partout, même dans les tavernes, ce chant de couleur médiévale sur l’amour, la mer, les volcans et les nuits d’été toujours claires. Avec ce ch?ur qui vient de Reykjavik la lumière étrange des aurores boréales s’invite dans l’église Renaissance de la riche cité située sur une ancienne voie romaine.

Infos pratiques

Tarifs :

Tarif plein : 17?

Tarif réduit 1 (Abonnés découverte, + de 60 ans, CE et groupes) : 15?

Tarif réduit 2 (Abonnés fidélité, - de 25 ans, demandeurs d’emploi) : 13?

 

Informations & réservations (à partir du 16 juin 2008) : 01 58 71 01 01

www.festival-idf.fr

Ou billetterie locale : Mairie de Magny-en-Vexin : 01 34 67 03 28

 

NAVETTE

 

Des navettes Festival, au tarif unique de 5? aller-retour, sont proposées au départ de Paris (départ et retour garantis) pour ce concert.

La réservation est obligatoire (par téléphone au 01 58 71 01 01 ou par courrier), dans la limite des places disponibles. Le lieu et l’heure du départ seront indiqués pour chaque réservation au plus tard 7 jours avant la date du concert.

 

Autour du concert

VISITE

L’un des trésors du Vexin, le château d’Ambleville et ses jardins

Joyau caché de la Renaissance, aux allures de château de la Loire, le château d’Ambleville doit sa préservation à la passion de plusieurs familles qui lui ont consacré toutes leurs énergies. A ses pieds s’étend un jardin italien en terrasses. Le jardin de la Lune, le damier de narcisses, la pergola d’if, le temple de la fortune? sont une invitation au voyage dans l’Italie du XVIème siècle

Dimanche 14 septembre visite de 14h à 15h30 / 7?

Renseignements et réservation obligatoire au 01 58 71 01 01

 

RENCONTRE MUSICALE

En Islande, la polyphonie des bergers

Présentation par le ch?ur Carmina chamber choir, dirigé par Árni Heimir Ingólfsson, musicologue

 

La polyphonie appelée le « tvisöngur » est l’un des éléments fondateurs de la musique islandaise depuis le XIIIe siècle. Transmise de génération en génération, elle accompagnait les travaux quotidiens et ruraux, et fut préservée dans sa version latine, grâce à des manuscrits monastiques.

Árni Heimir Ingólfsson, musicologue reconnu en Islande, décida de faire revivre ce genre musical en créant en 2004 le Carmina chamber choir.

Cette rencontre, en présence d’Árni Heimir Ingólfsson et de certains de ses choristes, sera l’opportunité d’appréhender cet héritage méconnu, mais profondément ancré dans la culture  et les traditions islandaises.

 

Samedi 13 septembre à 17h, Château de La Roche-Guyon

Entrée libre sur réservation obligatoire au  01 58 71 01 20 ou 08 11 09 16 96



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