La tristesse des anges de Jón Kalman Stefánsson

Traduction : Eric Boury
Editions Gallimard

«Maintenant, il ferait bon dormir jusqu´à ce que les rêves deviennent un ciel, un ciel calme et sans vent où quelques plumes d´ange virevoltent doucement, où il n´y a rien que la félicité de celui qui vit dans l´ignorance de soi.» Lorsque Jens le Postier arrive au village, gelé, il est accueilli par Helga et le gamin qui le détachent de sa monture avec laquelle il ne forme plus qu´un énorme glaçon. Sa prochaine tournée doit le mener vers les dangereux fjords du nord qu´il ne pourra affronter sans l´assistance d´un habitué des sorties en mer. De son côté, le gamin poursuit sa découverte de la poésie et prend peu à peu conscience de son corps, des femmes, et de ses désirs. C´est lui qu´on envoie dans cet enfer blanc, «là où l´Islande prend fin pour laisser place à l´éternel hiver», y accompagner Jens dans son périple. Malgré leur différence d´âge, leurs caractères opposés, ils n´ont d´autre choix que de s´accrocher l´un à l´autre, s´accrocher à leurs amours éloignées, pour ne pas céder à l´impitoyable nature. Avec une délicatesse poétique singulière, Jón Kalman Stefánsson nous plonge dans un nouveau parcours à travers les tempêtes islandaises. Au milieu de la neige et de la tentation de la mort, il parvient à faire naître une stupéfiante chaleur érotique, marie la douceur et l´extrême pour nous projeter, désarmés et éblouis, dans cette intense lumière qui «nous nourrit autant qu´elle nous torture».

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