Reykjavik - la capitale

Reykjavik, logoReykjavik ("baie des fumées" en raison de la vapeur provenant des sources d'eau chaude) est la capitale la plus septentrionale du monde et se trouve au sud-ouest de la baie de Faxafloi. Elle est située entre les deux plus grandes zones habitables et cultivables du pays et se trouve à proximité d'eaux très poissonneuses, autant de facteurs qui ont contribué à sa prospérité. Fondée par le premier colon Ingolfur Arnarson en 874, elle reçoit en 1786 sa charte de ville marchande et compte alors 302 habitants (pour une totalité de 30 000 dans tout le pays après les catastrophes naturelles dévastatrices de 1783-84). En 1798, l'Althing - le parlement - y déménage après 868 années de siège à Thingvellir et c'est ainsi que Reykjavik devint capitale de l'Islande.

La première construction en pierre en Islande date de 1753-55. Il s'agit de la maison bâtie par le "shérif" Skuli Magnusson à Videy. Il avait été à l'origine des activités de tissage, de teinture (de laine), ainsi que de filage et tressage de cordes autour desquelles la communauté s'était constituée.

Les débuts de la planification de Reykjavik datent du milieu du 18e siècle, la partie centrale étant tracée en 1836. Le comité de planification, mis en place en 1839, n'a en réalité joué aucun rôle et rues et lotissements ont été ajoutés de-ci de-là jusqu'en 1920. La cathédrale luthérienne fut élevée en maçonnerie en 1850 par des architectes danois et le bâtiment du parlement fut construit en 1881. Au début du 20e siècle, Reykjavik comptait environ 5000 habitants. En 1909, l'adduction d'eau froide potable fut réalisée et en 1911 fut fondée l'Université d'Islande. En 1921-22, une centrale hydroélectrique fut édifiée à 4km de la ville pour en fournir l'énergie. Au même moment, une loi sur la planification entra en vigueur et un comité fut constitué pour la protection de certains sites. L'essor culturel (création de théâtre et autres sociétés artistiques) et économique (Reykjavik devient un port de pêche important) favorisa l'expansion de la ville. L'hôtel Borg, le premier hôtel "international", fut inauguré en 1930. Le captage de sources chaudes se développa dès 1937 et la plupart des habitations furent chauffées par ce moyen. Le développement de la ville fut assez lent jusqu'en 1940 (qui est aussi l'année de la fondation du Musée National et de la mise en chantier de la Hallgrimskirkja), mais s'accélèra considérablement et d'une façon désordonnée (il n'y a pas de normes urbanistiques) après la guerre avec un flux important de personnes vers la capitale. Ce flux provoqua une forte demande de logements qui n'a pu être satisfaite qu'en 1983. L'expansion rapide avait fait perdre une vue d'ensemble de la capitale et en 1960 le premier Plan Général vit le jour, suivi par d'autres plans en fonction de la croissance de zones déterminées.

En 1928, il y avait 5228 appartements à Reykjavik avec 4.8 habitants par appartement (entre 100 et 150m²) en moyenne et en 1982 il y en avait 32 523 pour 2.6 personnes. De petite ville provinciale, Reykjavik s'étend aujourd'hui sur une vaste zone de plus de 15km entre les extrémités nord-sud et constitue, avec ses cités satellites et zones résidentielles, une agglomération éclatée avec un niveau de vie élevé (le deuxième du monde). Aujourd'hui les appartements constituent la moitié du parc immobilier.

Sans être une métropole, Reykjavik en possède toutes les facilités. Si le climat n'est pas toujours aussi agréable à Reykjavik que dans le nord, les températures y sont plus clémentes.

Siutée à 280km du Groenland, Reykjavik est un point de jonction américo-européen. En 1972, Pompidou et Nixon s'y rencontrèrent, et Reagan et Gorbatchev en 1986.

Reykjavik est composée par le centre-ville (Arbaer, Breidholt et Grafarvogur avec plus de la moitié de sa population), et six municipalités alentour : Mosfellsbaer au nord-est, au sud Kopavogur, Gardabaer et la petite paroisse de Bessastadahreppur, ainsi que Hafnarfjördur et Seltjarnarnes à la pointe ouest de la péninsule, abritant au total les trois cinquièmes de la population totale (180 000 sur 289 000 fin 2003).

Aujourd'hui encore, une statue de guerrier viking, non loin des arrêts d'autobus, surveille le port et le vieux quartier de la ville : c'est Ingolfur Arnarson, toujours chez lui.

Pour en savoir plus : "Reykjavik, une cité des quatre saisons" de Ragnar T. Sigurðsson et Ari Trausti Gudmundsson et "101 Reykjavík" de Hallgrímur Helgason.

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